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Où étudier :
formation mathématique
À la maison : au Québec et ailleurs chez le voisin canadien,
l'avantage d'y faire des études, c'est que celles-ci sont très bon marché et
de bonne qualité dont voici les principaux programmes :
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HEC - ingénierie financière :
www2.hec.ca/programmes/msc/ingfin
Université de Montréal - finance mathématique et computationnelle
:
www.sceco.umontreal.ca/programme/fmc.htm
McGill - mathématiques appliquées :
www.math.mcgill.ca/research/applied_mathematics
Laval -
ingénierie financière
:
www5.fsa.ulaval.ca/sgc/pid/274
Bourse d'études en mathématiques financières :
www.ifm2.uqam.ca
Au Royaume-Uni : pourquoi au Royaume-Uni plutôt que les E.-U. ? Bien que
les universités américaines soient très biens, ce que le Royaume-Uni vous
offre après avoir complété des études de 1er, 2e ou 3e cycle, c'est l'accès
au marché du travail de Londres, qui est aujourd'hui le paradis des mateux
de la finance. Le Royaume-Uni
peine à produire chez lui suffisamment de
mathématiciens
et d'ingénieurs,
ce pourquoi le pays ouvre ses portes aux professionnels
étrangers de l'Europe mais aussi des pays anglo-saxons car ses employeurs
recherchent à la fois de bons mathématiciens mais aussi des candidats
maîtrisant l'anglais. Liste des programmes renommés au Royaume-Uni.
Imperial College
: www.ma.ic.ac.uk
Oxford University
:
www.maths.ox.ac.uk
Département de mathématiques appliquées et de
physique théorique de la Cambridge University
:
www.damtp.cam.ac.uk
University
College London
:
www.ucl.ac.uk/math
University
of Warwick :
www.maths.warwick.ac.uk
Essayez la France. Ironiquement, en
Angleterre, où le métier est très répandu, les parquets de spéculations à la
bourse et les banques d'affaires sont remplis de Français. L'éducation
mathématique en France est excellente et bon marché, mais les salaires à
Londres sont plus élevés et les emplois pour les jeunes diplômés beaucoup
plus nombreux (Londres est à deux heures de train de Paris). La notoriété
de la formation mathématiques en France est telle
qu'aujourd'hui
les chasseurs de tête en Angleterre ciblent délibérément des diplômés des
universités françaises. Les offres d'emplois en anglais indiquent parfois you will have a doctorate from Oxbridge,
from a red brick university or a DÉA. Naturellement, il n'est pas
nécessaire d'étudier en France, mais il est révélateur de savoir que les
études mathématiques en France soient si bien perçues par les employeurs
britanniques.
Oxbridge = universités Oxford ou Cambridge
Red brick university
= les universités britanniques de haute réputation
autres qu'Oxbridge
DEA = un Diplôme d'études approfondies, qui sanctionne en France la première
année des études doctorales. Désignation aujourd'hui abolie.
Le cours préparatoire - formation intense en mathématiques. Une
particularité de la formation mathématique en France, c'est que celle-ci
privilégie les Grandes Écoles d'ingénieurs. Après ses études secondaires, un
étudiant peut aller à l'université ou dans une Grande École. Au Québec, ces
écoles seraient plutôt considérées comme département de mathématiques plutôt
que de génie. L'université est ouverte à tous, mais les Grandes Écoles
d'ingénieurs ne peuvent être intégrées qu'à condition d'avoir réussi une
série d'examens (appelée concours). Les concours des Grandes Écoles les plus
exigeantes consistent en dix examens de quatre heures de mathématiques et de
physiques (deux par jour, sur cinq jours). Pour réussir ce concours, un
étudiant s'inscrit dans un cours préparatoire. Le programme de cours
préparatoire est normalement affilié à une école secondaire. Pour ce qui est
de son contenu, le cours préparatoire est l'équivalent de toute la formation
mathématique que l'on reçoit lors de nos études de premier cycle au Québec
(notre baccalauréat) mais sur deux ans seulement.
Description du cours
préparatoire.
Nous vous présentons le témoignage d'un jeune Espagnol ayant étudier dans un
Lycée (école secondaire) français en Espagne décrivant son passage par un cours préparatoire de
deux ans à Paris nécessaire à la préparation aux concours d'admission des
Grandes Écoles en génie
/ mathématiques
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Les classes préparatoires
aux grandes écoles (CPGE) sont des filières d'enseignement supérieur (i.e
post baccalauréat). Communément appelées classes prépas ou prépas et pour la
plupart publiques, elles sélectionnent sur dossier et recommandations après
le baccalauréat et préparent en 2 ans les étudiants aux concours d'admission
de certaines écoles d'ingénieurs. Voici en quelque sorte la définition
générale à laquelle nous ajouterons : les classes préparatoires sont la voie
la plus reconnue et conventionnelle pour devenir ingénieur en France, elles
sont la voie d’accès principale des célèbres Grandes Ecoles (Polytechnique,
Mines, Centrale…). Contrairement à la plupart des pays, le métier
d’ingénieur en France est très généraliste et donne accès à un très large
éventail de postes en entreprise bien au-delà de la R&D.
Mais revenons sur la formation spécifique des classes
préparatoires scientifiques. Comme son nom l’indique, l’objet de ce cursus
est de préparer les élèves à la réussite des concours d’accès aux grandes
écoles. Ce concours national (en fait il y a plusieurs concours selon la
filière choisie (Mathématiques Physique, Physique Sciences de l’Ingénieur,
Physique Chimie…) et selon la banque d’écoles d’ingénieurs) est complété par
tous les élèves inscrits à l’issu de la deuxième année. En fonction du
classement dans ces concours, les élèves peuvent accéder aux différentes
écoles d’ingénieurs. Vous aurez sans doute entendu parler de l’élitisme
français, et c’est à ce stade précis qu’il se manifeste, en effet, ces
Grandes Ecoles sont classées tous les ans selon différents critères (budget
associé à la recherche, profils des élèves, taille du réseau d’anciens
élèves, salaires à la sortie, accords avec les universités étrangères). Pour
faire simple, il y a peu de mouvement dans les dix premières classées et
réussir à les intégrer est synonyme d’une florissante carrière
professionnelle.
La formation elle-même est très redouté par la plupart des
bacheliers puisqu’elle est extrêmement centrée sur les mathématiques
(Analyse et Algèbre), la physique et un peu moins sur la chimie ou les
sciences de l’ingénieur. En effet, le nombre d’heures par semaine consacrées
à ces matières dépasse les 24 heures en moyenne menant ainsi à un excellent
niveau à l’issu de ces deux années. Vous pourrez consulter aisément le
programme des contenus sur internet. Une autre particularité de ce cursus et
que les matières littéraires ne sont pas laissées de côté, en effet, les
élèves suivent des cours de Français Philosophie ainsi que de langue vivante
étrangère (anglais pour la plupart des étudiants, mais presque toutes les
langues sont enseignées). Loin d’être négligeables, ces matières font
souvent la différence entre les élèves (excellents en matières scientifiques
par ailleurs) lors des concours d’accès aux Grandes Ecoles.
La vie des élèves en classes préparatoires est souvent
synonyme de sacrifice et d’effort pour pouvoir bien réussir les concours.
Bien que le cursus soit très intense et difficile, il est tout à fait
surmontable avec du sérieux, du travail régulier et de la persévérance. Les
nombre d’heures de cours par semaine oscille autour des 40 heures, de lundi
à vendredi et avec des examens écrits le samedi dans la plupart des classes
préparatoires. De plus, deux fois par semaine pendant une heure, chaque
élève doit passer des examens oraux (de mathématiques toutes les semaines,
de physique ou de langues vivantes une semaine sur deux). Cette particulière
modalité d’examen, initialement redoutée par les élèves est fort
instructive. En effet, ces examens ont lieu par petit groupe d’élèves (trois
le plus souvent) et un professeur qui peut ainsi suivre les difficultés des
élèves de très près. Dans le cas des mathématiques, cet examen porte souvent
une partie de cours (énoncé d’un théorème puis démonstration) et une partie
pratique (exercice sur le chapitre qui a été étudié la semaine précédente).
L’objet de ces examens est de consolider les connaissances mais également de
préparer les élèves pour les concours qui comprennent ce type d’épreuve.
Ainsi les journées des élèves sont assez chargées : des cours de 8 à 17h,
des examens oraux le soir puis des révisions très fréquentes pour pouvoir
être à jour lors des cours. En effet, ce point est primordial : la charge de
travail étant très importante et les chapitres se succédant très rapidement,
il faut maintenir un rythme très soutenu pour ne pas « décrocher » et éviter
ainsi d’avoir des lacunes qui finiront par être dévoilés lors des concours.
Si cette formation passionnante vous attire encore, lisez ce
paragraphe portant sur les modalités d’accès. La réussite dans les concours
dépend d’une part de l’élève et d’autre part du lycée dans lequel il se
trouve. Même si ce deuxième facteur n’est pas fondamental (un très bon élève
réussira dans presque tous les cas), il n’est point négligeable. Il existe
des classements publiés tous les ans par les journaux français (l’Etudiant,
les Echos, le Point…) des classes préparatoires selon le taux de réussite de
ses élèves. Ces classements sont un bon indicateur mais il faut garder à
l’esprit que d’autres facteurs interviennent : la sélection à souvent lieu à
l’amont puisque les meilleurs lycées n’acceptent que les meilleurs dossiers,
la taille du lycée peut fausser les statistiques, certains lycée ne gardent
que les meilleurs élèves au bout de la première année… Par ailleurs, en tant
qu’élève il faut réfléchir sur quel est le milieu qui convient le plus : un
grand lycée dans une grande ville comme Paris ou bien un petit lycée avec
une bonne ambiance en Province. De façon générale, les prépas sont destinées
à n’importe quel élève motivé et avec envie de travailler. Il ne faut pas
être excellent pour pouvoir réussir et un élève moyen en Terminale peut très
bien intégrer une très bonne Grande Ecole.
La procédure d’admission quant à elle est relativement
simple : au cours de l’année de Terminale l’élève souhaitant suivre une
classe prépa fait une liste de vœux des différents lycées puis envoie un
dossier d’admission (avec les notes de Première et de Terminale) à chacun
des lycées choisis. Les résultats sont communiqués aux élèves pendant le
mois de juillet. Pour plus d’information sur la procédure et sur le panorama
des études supérieures en France, visitez le site :
www.admission-postbac.fr
Pour un survole du système des
Grandes Écoles :
http://touchard-lycee72.ac-nantes.fr/formations_touchard/prepa_ec_gene.html
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