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Les professions financières
J'aimerais devenir banquier. Pour n'importe qui
au Québec, devenir banquier se résume aux fusions et acquisitions - les
fameuses M&A. Bien que la finance soit
un domaine vaste, les médias sont très portés sur le drame et la presse
financière ne fait pas exception. Le drame qui surgit des batails que se livrent
les entreprises entre elles dans le cadre d'offres publiques d'achat (OPA)
suscitent beaucoup d'intérêt de la part de la presse, ce qui explique pourquoi
devenir banquier en fusion est souvent ce qu'ambitionne les non-initiés au
secteur. Pourtant, ce type de travail ne représente qu'une minuscule
activité dans le secteur financier. D'ailleurs un des secteurs les
plus anciens de loin celui dans lequel les sommes les plus grandes se jouent
est celui du prêt de capital. Cette section propose donc au
lecteur une introduction à l'éventail d'activités en finance.
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Un premier regard sur les professions
Financier de projet
:
l'objet du métier est le financement de projets d'infrastructure telle la
construction d'un pont, d'un hôpital, d'une centrale électrique ou
l'exploitation pétrolière en utilisant principalement de la dette sans
recours et repayable sur le long terme, 25 ans par exemple. Pour plus de
détails sur le métier appuyez sur l'hyperlien
financement sur projet
ou visitez le
site
www.dwpf.com.
Banquier commercial
: le banquier commercial est le métier bancaire classique par
excellence. Très simplement, celui-ci finance le fonds de roulement d'une
entreprise (achat d'inventaires, créances) et prête de l'argent pour aider
une entreprise à acheter des immeubles ou d'autres entreprises.
Capital-risqueur
: le capital-risqueur remplit un rôle semblable à celui du banquier
commercial mais cible des entreprises qui n'ont pas encore un profil de risque
suffisamment bas pour satisfaire les critères de prêts d'une banque
commerciale. Habituellement, le capital-risqueur
a reçu une
formation en science (ingénierie,
médecine), a de l'expérience en industrie (le secteur pétrolier,
manufacturier, recherche médicale) et a par la suite complété une formation
en affaires (souvent un MBA).
Le client typique d'un banque de capital-risque est
habituellement une entreprise de pointe avec un produit avec un bon
potentiel commercial mais avec peu ou pas de ventes.
Banquier d'acquisition et de fusion :
celui-ci conseille les dirigeants d'industrie en matière d'achat
d'entreprises (ou comment repousser des offres d'achat non sollicitées ) et
enfin leur trouve le capital
nécessaire à l'achat. Souvent le banquier d'acquisition n'a lui-même pas
le capital nécessaire pour financer une acquisition mais possède le réseau
nécessaire pour se le procurer (soit des caisses de retraite, compagnies
d'assurance ou par le biais du marché d'actions). Enfin, bien que l'on parle
de <<banquier>>
(conjurant l'image d'une personne travaillant dans une banque et avançant
des fonds), le banquier d'investissement n'est habituellement pas
véritablement un banquier dans le sens strict de celui qui avance de
l'argent, mais plutôt un comptable ou un diplômé en finance agissant comme
conseiller.
Les mandats dont les sommes sont sous la barre du demi million seront
habillement confiées aux
grands cabinets-comptables
comme KMPG, PwC, Deloitte, E&Y, Grant Thornton. Les transactions comportant
des montants plus importants seront refilés aux banques d'investissement
américains comme Merryl Lynch, Morgan Stanley ou aux maisons spécialisées en
fusions tels Laazard, Cazenove.
Notre conseil alors, si vous êtes au Québec et souhaitez être banquier,
devenez comptable !
Banquier de transactions à levier
(ou à effet de levier ou LBO)
: les banquiers ou financiers de transactions à
levier financent le rachat d'une entreprise en employant beaucoup de
dette à taux élevé (c.-à.-d. 225 à 800 points de base de plus que le taux de
référence. 100 points de base = 1%). Bien que le métier du
banquier à levier
soit lié à celui de la dette,
il diffère beaucoup
du métier traditionnel qu'exerce le banquier
commercial.
Les transactions à levier introduisent énormément de dette dans une
entreprise ce qui augmente sa fragilité financière et donc son risque de
défaut. Par conséquent, bien que la nature contractuelle du capital
immobilisé dans une transaction à levier est identique à de la dette
(obligation de remboursement, taux d'intérêt, garanties, etc.), les risques
de cette dette sont tels qu'ils relèvent plutôt du domaine des actions. Et
voilà pourquoi, la dette utilisée dans les transactions à levier est
souvent qualifiée
de spéculative et même péjorativement de junk dans le jargon
financier.
Analyste en notation financière
et d'obligations financières
:
le métier est souvent moins connu que les entreprises offrant le service de notation
notamment Fitch, Standard & Poor's et Moody's et d'en une
moindre mesure DBRS. Un analyste en notation analyse les obligations
financières émisses par une entreprise ou d'un état au public - la dette
prêtée par une banque, elle, n'est pas notée.
Gestionnaire de portefeuille
: Un gestionnaire bouge d'importantes sommes d'argent car son métier est
l'affection de capital sous sa gestion. Dans l'industrie de courtage, le
gestionnaire de portefeuille est la personne la plus importante dans la
mesure que celui paie les commissions qui reviennent aux courtiers en
échange de leur bons (on espère) conseils de placement.
Analyste d'actions
: Un analyse d'actions est en quelque sorte un chercheur financier. Son rôle
est celui de l'étude de la performance financière de compagnies cotées en
bourse avec l'objet de recommander à un gestionnaire de portefeuille l'achat
ou la vente d'actions.
Courtier en gros : les gens
que l'on voit à la télé lors de reportage sur les marchés boursiers criant
«Vends, achète !!!»
au téléphone appartiennent
principalement à ce métier. Un courtier est un intermédiaire entre un marché
et un client qui chercherait soit à vendre soit à acheter. Si vous
connaissez un peu le fonctionnement des bourses, vous diriez avec raison,
qu'un investisseur en gros n'a pas besoin d'un intermédiaire, car il peut
après-tout contacter la bourse directement. C'est alors ici qu'il faut
expliquer ce qu'un courtier n'est pas. Le courtier n'achète ni vend
d'actions, il est un vendeur de suggestions. Le courtier a recours à
un bassin d'analystes qui lui fournissent en continu des recommandations
d'achats, de ventes et des commentaires sur la pertinence d'événements
financiers. Or, s'imaginer alors que le seul travail du courtier est alors
de répéter et disséminer ce qui lui a été communiqué serait mal comprendre
le rôle du métier. Un bon courtier est un vendeur certes, mais sa valeur
ajoutée est d'identifier les informations qui seront utiles à ses clients et
d'écarter celles qui ne le sont pas, même si a priori toute suggestion
proposée par un analyste doit en principe être profitable.
En voici un exemple :
dans le climat d'une grande crise boursière
(celle que nous traversons maintenant par exemple), un analyste peut
suggérer de vendre une action à petite capitalisation car il la juge trop
chère ou d'acheter une action d'une banque car il l'estime sous-évaluée, or
le courtier peut de ne pas communiquer ces analyses s'il juge qu'elle ne
ferait qu'irriter ses clients. Par exemple, la première suggestion même si
logique ne
pourrait simplement pas être utilisé si la liquidité est si faible que
l'action ne pourrait pas être vendue. Dans le cas second, l'action bancaire
pourrait en effet être clairement sous évaluée, mais à un moment précis,
personne ne serait disposée à acheter d'actions bancaires parce qu'elles
sont associées à trop de problèmes dans une conjoncture donnée.
A quoi ressemble un bon courtier ?
De un,
le travail du courtier n'est
pas de communiquer aveuglements des idées simplement car elles sont bonnes,
mais aussi d'identifier parmi elles, celles qui seraient bien reçues par les
clients de l'entreprises. De deux, son rôle est d'être crédible et
d'avoir réseaux. Pourquoi ? Si le
document de recherche d'un analyste est le produit, le courtier, lui, est
l’emballage : un bon conseil de vente ou d'achat venant d'une personne
inconnue sera vraissemblablement ignorée; ce même conseil venant d'une
source credible sera ecouté. Finalement, grâce à son
réseau, un bon courtier sait qui dans le marché veut acheter, qui veut
vendre et est capable d'offrir à ses clients un accès privilégié aux PDG et
directeur financier d'une entreprise.
Ce
que les courtiers savent des investisseurs :
Primo, des investisseurs patients visant sur le
long terme
n'existent pas (ou rarement). Il est plutôt normal qu'un investisseur veuille
une recommandation dont le bénéfice économique se matérialisera sur un
horizon de trois mois, donc relativement à court-terme. Les courtiers savent
que les investisseurs axés sur les entreprises à grande capitalisation
n'emploient presque jamais des modèles d’actualisation de flux (discounted
cash-flows); et qu'aujourd'hui, ils valorisent les actions plutôt sur une
performance relative et en fonction des toutes dernières nouvelles. Par
exemple, il est populaire de transiger en utilisant une pair-trade,
c'est-à-dire l'achat simultané d'une action financée par la vente d'une deuxième action du même secteur.
Le pair trader ne prétend pas connaître la valeur exacte de ces titres,
mais croit qu'en réponse à un évènement spécifique ces titres réagiront de
manière différente. Par exemple, une compagnie aérienne ABC a recours à des
contrats de couverture la protégeant contre une augmentation du
pétrole à l'intérieur d'une fourchette de prix. Une autre compagnie aérienne XYZ n'a pas de telle couverture en place. Si le pair trader estime
que le prix pétrole commence une période prolongée d'appréciation, il
achètera donc ABC et vendera simultanément XYZ. Les deux entreprises seront
nuies par un coût croissant du carburant, mais XYZ sera plus affectée
qu'ABC.
Analyste quantitatif
:
voir notre section sur les
mathématiques
financières et / ou l'article
Métiers de rêves
pour les jeunes mateux.
Le marché
: dans le jargon financier, on parle toujours du marché, mais où donc et qui
donc constitue le marché ? La première réponse c'est de savoir le marché
dont on parle comme s'il s'agit d'un marché unique n'existe pas. De plus, en
dépit de tout ce que l'on écrit sur la mondialisation et d'intégration ou
d'internationalision suggère qu'un marché propre à une géographie précise
n'existe pas ou plus. En fait, en réalité nous sommes loin d'un marché
international entre autres parce que les investisseurs continuent à
favoriser les actions des entreprises qu'ils connaissent le mieux donc
celles de leurs propres pays et de leurs propres régions. Il ne s'agit pas
pour autant d'une forme de nationalisme économique.
Travailler à la
bourse
: les bourses sont des marchés virtuels sur lesquels se transigent des
titres, des obligations des, options, des contrats à termes et les matières
premières (pétrole, cacao, café, maïs). Les bourses recrutent surtout
des agents des informaticiens pour assurer le bon fonctionnement de
l'architecture informatique qui constitue la bourse même et des agents de
vente dont la fonction est d'attirer de nouveaux membres à la bourse et
d'expliquer les produits qui y sont offerts. Pour une liste de toutes les
bourses au monde voir :
www.exchange-handbook.co.uk/index.cfm?section=exchangesweb
Description de professions bancaires et de marché en français :
www.hlhz.com/fr/corporatefinance/debtadvisory/team.aspx?ci=589
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